Une directrice régionale des ventes d’un groupe de prêt-à-porter qui souffrait d’un turnover de 180 % me disait : « Mon turnover va baisser parce que j’ai recruté les bons. Ceux qui resteront. »
Si l’entreprise cherche à retenir ses collaborateurs, c’est qu’elle part du principe qu’ils veulent partir. Ne vaut-il pas mieux structurer sa démarche managériale pour qu’ils aient envie de rester ? On peut alors se demander si l’entreprise pourrait mettre de côté les investissements en fidélisation pour ne favoriser que celui du recrutement : mieux cibler les candidats, les attirer naturellement, et dans certains cas, les remplacer plus facilement.
3 leviers pour mieux recruter
- Recruter plus vite.
- Recruter les profils qui correspondent le mieux à la mission et aux valeurs de l’entreprise.
- Savoir ajuster en temps réel son organisation pour bénéficier des meilleurs profils, même s’ils ne collent pas à 100 % à la fiche de poste.
Recruter et fidéliser vont de pair
On reste avant tout pour les raisons qui nous ont fait venir : une synergie avec la mission qu’on nous propose, le management, la culture, les valeurs, la vision de l’entreprise. En commerce on appelle ça « la promesse client ». En recrutement on appelle ça « la promesse employeur ». Personne ne veut décevoir un client, n’est-ce pas ?
Malgré tous les efforts fournis, toute entreprise a un turnover naturel, ou structurel. Alors pourquoi vouloir à tout prix investir pour fidéliser les salariés par des systèmes qui les retiennent ?
La cooptation : méthode la plus efficace
La cooptation est probablement la manière de recruter la plus efficace et la moins coûteuse. Elle s’appuie sur les forces de l’entreprise organique en tant que système intégré dans son environnement.
La cooptation moderne est une diffusion virale des valeurs de l’entreprise. En diffusant mes besoins via mes salariés, j’attire naturellement vers moi ceux qui me ressemblent. Au-delà du savoir ou du savoir-faire, c’est un savoir-être que j’attire. L’entretien d’embauche devient alors un exercice de validation des profils et des valeurs.
Le renversement des pouvoirs
C’est là aussi un renversement de pouvoir entre l’entreprise et le collaborateur. Ce dernier a le pouvoir de présenter des candidats à son management ou son équipe. Il devient le garant de l’intégration de son ami ou contact. L’entreprise, quant à elle, garde tout de même le pouvoir de décider au final.
Certains modèles vont encore plus loin en laissant les salariés choisir leurs futurs collègues. C’est probablement une des voies possibles du recrutement du futur. Il ne faut alors pas se tromper sur la responsabilité de l’entreprise : elle reste garante de la bonne intégration, du respect des valeurs et d’une certaine performance.
Cet article est issu du livre « Inventons l’entreprise du 21ème siècle », Editions Kawa.
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